Une auberge au coeur des Cévennes...

Au pied de la corniche des Cévennes sur le chemin pris par Robert Louis Stevenson se trouve une petite auberge du XVIIe siècle. Un lieu authentique riche en histoire. Puisque l’Auberge du Peras fut construite dans sa partie haute fin XVIIe et ce n’est que 50 ans plus tard, comme l’atteste la datation des poutres, qu’elle fût terminée. Aujourd’hui, totalement restaurée par un couple d’amoureux, l’Auberge renferme le confort nécessaire pour vous permettre de faire une pause Cévenole. Ici, on vous accueille plus en ami qu'en touriste. On aime prendre le temps de raconter les légendes de notre région, faire découvrir les belles ballades et les saveurs de notre pays.

Le cadre complète harmonieusement le charme du lieu. Mais, il est prudent de retenir sa chambre. Dans un véritable petit îlot de verdure, calme et ensoleillé vous trouverez pour votre plus grand plaisir, un jardin fleuri, une grande terrasse abritée, des jeux pour les enfants, un terrain de boules, un salon et une bibliothèque dans la chaude atmosphère des vieilles pierres Côté Gastronomie, ce sont les saveurs et les spécialités cévenoles qui sont mises en avant par notre chef.

L’occasion de découvrir les mets à base d’huile d’olives, de farine de châtaignes, de pélardons ou de déguster un petit encas sucré bien de chez nous : la Minerve.
Alors à bientôt...

Un lieu empreint d’histoires...

L’Auberge du Peras fut construite dans sa partie haute fin XVIIe. Ce n’est que 50 ans plus tard, comme l’atteste la datation des poutres, qu’elle fût totalement terminée.
Mais elle ne fût pas toujours Auberge...

Au début de sa vie, elle servit de Relais Postal. À cette époque, le cheval demeurait le seul moyen de locomotion, elle fit donc également office d’écurie (là où se trouve actuellement la salle de restaurant) et de chambres d’hôtel pour les palefreniers et les cochers, las et fourbus, après leurs rudes journées. Le bouche à oreille permis au lieu de devenir rapidement une gargote puis une taverne dont la notoriété dépassa le cadre de la Vallée de Borgne. Un certain Robert Louis Balfour y séjourna avec son ânesse prénommée Modestine. Quelques années plus tard, on apprit que ce sieur n’était autre que l’illustre Stevenson et que l’anneau où il attachait Modestine se trouvait près de l’entrée du restaurant... et depuis il est toujours là.

De ce périple, l’auteur de Dr Jekyll and Mr Hyde ou de L'Ile au Trésor, nous a laissé un magnifique récit « Journal de route des Cévennes » ou l’on retrouve lieux et anecdotes. Mais l’histoire de l’Auberge comme celles des Cévennes ne s’arrête pas là. Vers 1870, Le Châtaigner atteint de la maladie de l’encre (la Phytophtora). Un événement qui aller chambouler l’économie régionale et entraîner un dépeuplement démographique auquel les Cévennes ne se sont jamais remis. Quant à l’Auberge me direz-vous, et bien, elle dépérit peu à peu avant de devenir une Magnanerie. Car le temps du renouveau apparaît dans notre région grâce à la culture du vers à soie et aux riches négociants qui viennent acheter ces textiles de qualités pour les amener sur Paris, habiller ces dames. Dès lors de nombreuses filatures voient le jour, mais le bonheur et la prospérité économique fut de courtes durées. Et l’Auberge dû comme l’ensemble des Saint-Jeannais, se trouver une nouvelle vocation. De Magnanerie, elle devient une glacière. Le propriétaire des lieux, fit de grandes tranchées dans le terrain, pour irriguer grâce au Gardon, ces roubines. Une fois la glace prise, il l’entreposait dans ce qui correspond aujourd’hui au coin bar. Malheureusement, le modernisme aura une fois encore été fatal à ce commerce. Les glacières devinrent industrielles, entraînant une nouvelle fois l’agonie de cet établissement.

En 1975 de passage en Cévennes et intrigué par le fabuleux destin de ce lieu, un couple d’amoureux de ses pierres et de son histoire, commença à la rénover pièce par pièce, en prenant soin d’en garder un à faire, car comme le dit le dicton « Le Maître meurt quand la maison est finie ».